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HISTORIQUE DE L'AVENUE

 

LA PETITE HISTOIRE DE L’AVENUE DU MONT-ROYAL

 

Remplie de couleurs, de gens chaleureux et d'ambiance, l'avenue du Mont-Royal est aujourd’hui un endroit de prédilection pour les gens curieux. Cette artère commerciale a toutefois connu plusieurs transformations avant d’en arriver à sa popularité actuelle.

 

En 1774, le Plateau Mont-Royal a encore l’allure d’une immense forêt. On y voit pourtant apparaître ses premiers sentiers ainsi quelques clairières pionnières. Au début du XVIIIe siècle, on découvre, à l'extrémité nord du Plateau, de nombreux gisements de calcaire. Plusieurs carrières sont alors aménagées et un chemin reliant Montréal à ces carrières est établi.

 

Au début du XIXe siècle, l'avenue du Mont-Royal descend depuis la montagne et se termine à la rue Papineau. Le développement du Plateau se poursuit, notamment avec l’installation d’ouvriers de plus en plus nombreux. Au milieu du XIXe siècle, les premières entreprises commerciales s'implantent sur l'avenue du Mont-Royal.

En 1893, le peuplement du Plateau déborde à l’est de la rue Papineau, entraînant ainsi la création du village De Lorimier.

 

 

L'avenue vue vers l'ouest, angle St-André, vers 1902

Archives des Pères

 

A l'été 1910, l'avenue du Mont-Royal fait peau neuve. Au menu : pavage, aménagement de trottoirs et installation de lampadaires. À la même époque, on inaugure de nouveaux commerces à l'est de la rue Papineau. De la vocation d'artère commerciale de quartier, l'avenue du Mont-Royal développe d'autres marchés, tant et si bien qu'en 1914, elle ne présente aucun terrain vacant entre les rues Saint-Denis et Papineau.

 

En 1920, les premiers magasins à rayons, tel Woolworth et Metropolitain, s'implantent entre les rues Garnier et Papineau.

 

Au début des années 1940, l'avenue connaît une période de grande prospérité. On organise alors un grand festival du commerce dont le défilé d'inauguration attire à lui seul une foule de 100 000 personnes. L'avenue du Mont-Royal est alors comparée à la rue Sainte-Catherine.

 

En 1959, l'avenue subit d'importants travaux de réfection sur son réseau de distribution du gaz naturel. Malheureusement, l'avenue subit les contrecoups de ces rénovations : la clientèle déserte le coin et l'avenue redevient un simple marché de quartier, perdant ainsi son prestige.

 

Au cours des années 60 et 70, on assiste à une stagnation commerciale. L'avenue décline, les gens déménagent en banlieue et fréquentent les centres commerciaux. Puis, au début des années 80, la population du Plateau se renouvelle, les citoyens sont plus jeunes et plus scolarisés.

 

En 1992, l'avenue profite du Programme Opération Commerce, un programme de rénovation des bâtiments qui s'inscrit dans le cadre d'un long processus de revitalisation. Plusieurs commerçants profitent donc de l'occasion et du financement pour redorer la façade et l'intérieur de leur établissement. Depuis, l'avenue va en s'améliorant, rayonnant maintenant à l'échelle régionale et provinciale.

 

L'avenue, à l'angle de la rue St-Hubert

durant une belle journée de l'été 2006

(vue vers l'Est)

photo : JF Leblanc

 

Au cours des dernières années, de nombreux commerces ont obtenu récompenses, honneurs et éloges concernant leurs améliorations locatives. Ces prix font en sorte que l'on mentionne maintenant l'avenue du Mont-Royal comme un endroit à ne pas manquer. Le concours Commerce Design Montréal a, à lui seul, récompensé quelque cinq commerces de l’avenue. De nouveaux marchands viennent constamment s'installer, confirmant ainsi un engouement sans précédent envers l’avenue du Mont-Royal.

 

LA POPULATION DU PLATEAU MONT-ROYAL

 

Selon les données socio-démographiques fournies par la Ville de Montréal, le Plateau Mont-Royal est l’arrondissement qui compte la plus importante part de 25-34 ans dans sa population. 47% de sa population a entrepris des études universitaires. On y observe une concentration de diplômés dans les secteurs des lettres et des sciences humaines ainsi que dans les sciences sociales et disciplines connexes.

 

L’AMBIANCE

 

L’ambiance de l’avenue du Mont-Royal est composée d’une multitude d’expériences selon les individus.

 

On y trouve d’abord les résidents du Plateau qui vivent la proximité de l’avenue; des voisins au-dessus et au-dessous, la boulangerie à trois minutes de chez-soi, un parc à quatre minutes de marche, un café tout juste à côté. Pour ceux-là encore, c’est grimper quotidiennement des escaliers de toutes formes et hauteurs en saluant au passage la voisine qui promène son chien.

 

On y trouve également une multitude de gens pour qui l’avenue est un lieu de travail. Ceux-ci offrent un service professionnel, façonnent la pâte, tassent l’espresso, sculptent une nouvelle tête ou créent la nouvelle vitrine d’une boutique. Pour ceux-là le Plateau c’est également reconnaître les habitués et plaisanter avec le "gars qui travaille à côté".

 

Certains se déplacent sur l’avenue pour y magasiner découvrant ainsi une variété de couleurs, de saveurs, d’odeurs, de services. Ceux-ci y succombent pour ce petit " je ne sais quoi " qui leur fait tant envie, ceux-là y trouvent tout le juste le produit qu’ils cherchaient.

 

(photo ci-dessus : Jean-François Leblanc / Agence Stock Photo 2004)